Depuis hier, la Bretagne est en deuil. L'équipe d'altermedia rend hommage aux 4 marins disparus dans le naufrage de leur navire le 7 janvier au large du finistère Nord. Ce drame témoigne une fois de plus des conditions de plus en plus précaires auxquelles doivent faire face quotidienement les équipages de pêche français. Contraints à travailler dans des conditions incroyablement dangereuses, la pêche est devenue aujourd’hui le métier le plus risqué avec près de 159 morts par an, loin devant les pompiers ou les ouvriers du bâtiment, pourtant réputés à risque. En effet, le nombre de naufrage s’est radicalement accru ces dernières années en raison de la concurrence étrangère intra et extra-européenne. Cette concurrence oblige les équpiages à sortir malgré une météo très défavorable et des creux atteignant, comme la nuit dernière, près de 5 mètres. Soumis aux directives Bruxelloises de plus en plus complexes et handicapantes pour le métier, les patrons pêcheurs doivent non seulement assumer un prix du gasoil en constante hausse et un marché aux prix figés, mais aussi des actes de véritable barbarie (tirs à armes lourdes, jet de cocktails molotovs,…) de la part d’équipages d’autres nationalités sans aucune assistance de la police ou de l’Etat. Il est également à noter que, à la différence d’autres professions, les marins pêcheurs qui ne sortent pas en mer ne perçoivent aucune indemnité ni subvention.Cette nouvelle tragédie qui vient s'inscrire dans une série déjà trop longue de naufrages vient un peu plus marquer l'esprit d'une profession dont l'Europe a déjà voté la disparition et sacrifié ses marins sur l'autel de la "Libre Concurrence".Qu'ils reposent en paix.
Naufrage de la P’tite Julie
January 8th, 2008 · Commenter (Pas de commentaire)
Tags: Uncategorized




0 responses so far ↓
There are no comments yet...Kick things off by filling out the form below.
You must log in to post a comment.